L'archéo amateur

03 octobre 2009

L’église et le cimetière Saint Martin de Pris ( à Creissels)

Le site de Saint Martin de Pris, dans le vallon du Boundoulaou à Creissels, a été fouillé en 1981 – 1982 par le Groupe d’Archéologie de la M.J.C. de Millau, sous la direction d’Alain Vernhet.

L’église :

L’église, bâtie aux Xème  et XIème siècles, a été prolongée à l’ouest par un narthex aux XIIè- XIVè s. Elle fut abandonnée au cours du XVIè s. Ses murs ont été rasés et le chœur a été emporté par le ruisseau du Boundoulaou.

Le cimetière :

Autour de l’église, et sous le narthex, une soixantaine de tombes ont été fouillées. Certaines sont de simples caissons de pierres plates, mais on y voit aussi de très beaux sarcophages en grès ou en tuf. Toutes sont datables entre le Xè et le XVè s.

Un peu d’histoire :

En 1249, Raymond VII, le dernier Comte de Toulouse, accompagnant le Roi de France, Louis IX, jusqu’à Aigues Mortes, passa par Millau où il tomba malade. On décida de reconduire le Comte jusqu’à Toulouse, mais peu après son départ de Millau, il dut s’arrêter à Pris où, dans l’église, il rédigea son testament. Les plus éminents seigneurs et évêques de ses états vinrent dans cette petite église de Pris pour authentifier son testament. Il faut rappeler que le Comte, issu de la famille des Plantagenets, n’avait qu’une fille, mariée à Alphonse de Poitiers, le frère du Roi de France. C’est donc par ce testament, rédigé à St Martin de Pris, que la France allait s’agrandir des plus belles terres de tout le Midi, jalousées par la famille royale d’Angleterre.

Raymond VII fut ramené à Millau, où il mourut peu après, en septembre 1249. Il fut ensuite transporté à Toulouse, puis enterré à l’Abbaye de Fontevrault, dans le tombeau des Plantagenets.

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26 septembre 2009

Le dolmen de La Cavalerie

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le musée de L'Hospitalet

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20 septembre 2009

Nos trouvailles !

Dans le champ, près du site de La Graufesenque, après les labours, on peut trouver des merveilles... mais en mille morceaux !!!

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Les plus belles trouvailles sont celles avec motifs en relief :

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Mais le plus beau morceau c'est loula qui l'a trouvé, avec la marque du potier ! malheureusement difficilement lisible...

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19 septembre 2009

Site de la Graufesenque

La Graufesenque 1973 - 1981

Des fouilles ont été entreprises en divers secteurs de la Graufesenque, depuis 1860. La partie actuellement visible a été explorée de 1973 à 1981. On y voit trois quartiers : des ateliers, des sanctuaires et des maisons d’habitation.

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7 périodes de production :

ESSAI : de -10 à +20

Production inégale – pâte tendre – juxtaposition de petits motifs géométriques ou floraux

PRIMITIVE : de +20 à +40

Pâtes dures – vernis rouge – décorations essentiellement végétales  - sobriété

SPLENDEUR : de +40 à +60

Vernis très brillant – décorations végétales soignées – motifs mythologiques – scènes de chasse ou de cirque – alternance de panneaux, de sautoirs et de médaillons

TRANSITION : de +60 à +80

Décorations chargées – remplissage baroque

DECADENCE : de +80 à +120

Nombreux personnages empâtés – scènes érotiques

TARDIVE : de 120 à 150

Mauvaise qualité de démoulage - décorations très relâchées

Retour aux motifs géométriques simples

SIGILLEES CLAIRES : de 150 à 300

Motifs de plus en plus informes – recouverts de vernis beige ou orangé de plus en plus fragile – engobée après cuisson.

Préparation de l’argile

L’argile utilisée par les potiers gallo-romains provient de la décomposition naturelle des marnes grises du jurassique inférieur, qui affleurent dans les environs immédiats de la Graufesenque, sur les basses pentes du causse du Larzac. Elle était décantée dans des bassins successifs, alimentés en eau par un canal qui déviait une partie du cours de la Dourbie. L’argile fine débarrassée de ses impuretés (grains de calcaire, racines, feuilles…) était soigneusement conservée à l’humide dans de petits bassins creusés dans la terre ou dans des constructions couvertes de 20 à 50 m².

Grand four à céramiques sigillées

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La céramique sigillée était cuite à 1 050 ° dans de grands fours de ce type. Le long couloir inférieur servait de foyer. La flamme était canalisée pour ne pas être en contact avec les vases (cuisson oxydante). En effet, en contact avec les flammes les pots auraient noirci. Chaque fournée pouvait contenir entre 10 000 et 40 000 vases. On ne cuisait qu’entre Avril et Septembre, à raison d’une mise à feu toutes les deux ou trois semaines. Une cuisson nécessitait environ 60 stères de bois. Les responsables des fours inscrivaient sur des assiettes le nom de chaque potier fournisseur, le type, la dimension et la quantité de chaque catégorie de vases à cuire. Près de 200 comptes de potiers (graffites) ont été retrouvés à la Graufesenque.

Des milliers de vases défectueux, mal cuits, déformés ou collés entre eux, étaient rejetés dans ds fosses.

Chargement du four

la_Graufesenque_018Les potiers entraient dans le four pour y empiler les vases à cuire. Le comptable assis à gauche, rédige la liste des vases enfournés.

Mise à feu du four

la_Graufesenque_019Après fermeture, avec des briques, des fenêtres d’enfournement, commençait la mise à feu. La cuisson durait trois ou quatre jours.

Temple Gallo-Romain

006  009 Au cœur des ateliers, un secteur sacré, délimité par une grande clôture ouverte à l’est, abritait deux sanctuaires de plan carré (fanum). Le plus ancien fut bâti au tout début de notre ère et rasé vers 60, pour être remplacé par un second, un peu plus à l’ouest, qui resta fréquenté jusqu’à la fin du IIIème siècle. Dans les deux cas, une construction centrale, à deux niveaux, était entourée d’une galerie-portique devant laquelle étaient érigés des autels ou des statues sur des socles de pierre.

Hypocauste

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A la fin du IIème siècle, une maison d’habitation fut construite à proximité du grand four. Une aile de cette maison était équipée d’un chauffage par circulation d’air chaud sous le sol (hypocauste). On voit encore le foyer d’alimentation, entre deux chenets en forme de béliers, et les quatre piliers de soutènement du plancher en béton de chaux. Aux angles de la pièce, quatre cheminées permettaient à la chaleur de monter jusqu’au toit, tout en chauffant les murs. On chauffait ainsi l’eau des bains (thermes).

Habitations des potiers

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Sur le lieu même des ateliers, les potiers habitaient des maisons parfois très modestes : quatre murs, un sol de terre battue et un toit de charpente couvert de tuiles plates (tegulae) alternant avec des tuiles demi-rondes imbrices). Un coin était réservé à la cuisine (cheminée, meule à blé, mortier) ; le reste était utilisé comme abri pour la nuit ou les jours de mauvais temps. Un  auvent ou portique, soutenu par une petite colonnade, prolongeait quelques fois ces habitations à pièce unique, probablement occupées par des esclaves.

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04 juin 2009

Découvertes précolombiennes

Reproduction de poterie caraïbe :

dedans ont été introduites des graines de blé que l'on entend en secouant le pot (15 cm de diamètre à peu près) :

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